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Sans même être forcément un chasseur de retweet comme certains, je me rends compte que je me retiens parfois d’exprimer certaines pensées aux heures de faible écoute. Alors que globalement, je suis pas là pour un public. Je tweete pour vider mon sac et parce que les murs en avaient assez de m’écouter raconter ma vie.

C’est assez symptomatique d’un problème plus grand ; je me rends compte que sur Twitter, à force de réduire ses phrases à 140 caractères, on finit par réduire ses réflexions. On cherche la phrase qui marque ; le coup qui fera mouche. Et on cède à la facilité.

Bref, ça finit en autostéréotypisation.

Celui qui clashe des films avant même de les avoir vu parce que c’est ce qu’on attend de lui.
Celle qui dit que l’amour ça fait mal mais qui papillonne d’amants en amants parce que la solitude lui est plus douloureuse, mais qu’elle n’osera pas se l’avouer.
Et ceux qui passent leur journée entre épluchage de news et réflexion peu intense sur la meilleure blague à faire. #AlloHouston
Je vous donnerais bien des noms mais je préfère parler d’un cas qui m’est plus familier (mais pas forcément plus connu, c’est juste de l’égocentrisme) : Moi.

Sur Twitter, dès qu’une fille se plaint de ne pas avoir de mec, dit se sentir seule ou autre variation, je réponds. Je finis par renvoyer une image de coureur de jupons et ce n’est presque plus que par habitude. C’est terrible quand on y pense. Surtout qu’à la base, même si c’était un peu parce que je suis en manque d’affection*, c’était aussi pour dire « t’es pas la seule » ou « vas-y, je suis sûr que tu rejettes des mecs » (car ça fait longtemps que je ne compte plus sur les malentendus). (Oui, je sais, je fais pareil, pas plus tard qu’hier, mais j’ai peur des gens alors Twitter, c’est un peu ma seule chance.) Mais ça n’est pas moi. Si vous avez lu mon blog ou parlé un peu plus sérieusement avec moi, vous avez bien compris que je suis pas en chien (enfin, je le suis au fond mais je me tiens, j’ai des collègues qui manquent de se faire des torticolis quand on croise un truc qui roule du cul), je cherche pas la première culotte dans laquelle plonger… Je cherche plutôt un truc stable et si j’aime le sexe, ce n’est pas mon objectif quand je parle à quelqu’un.

Bref, depuis quelques temps, j’essaie de me calmer, je me tiens, je cherche à regagner de la dimension, tel un personnage de fiction qui, réalisant que son auteur est tombé dans des automatismes, essaie de se libérer des grandes lignes qui le définissent trop. Et je vous conseille très fortement de faire la même chose. Pas que sur Twitter ; partout, tout le temps. Et si vous avez la flemme de le faire, souvenez-vous que c’est le cas des autres aussi ; ne les prenez pas trop au premier degré, lisez entre les lignes ou plus tôt dans leur TL avant de juger que ce sont des monopenseurs.

* Les rares filles qui veulent de moi sont physiquement si loin que ça ne sert à rien. Je me demande même si ce n’est pas la raison pour laquelle je leur plais.

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