…mais j’ai un syndrome pré-page blanche

Hier, donc, je disais qu’écrire, c’est réaliser, mettre en scène un scénario. …Mettre en scène… Genre, comme au théâtre ?


Et oui, au delà de la flemme à l’idée de retravailler mes textes, j’ai un soucis lorsque je veux écrire. Je fréquente tant et si bien mes personnages qu’ils s’humanisent à mes yeux et je finis par trouver saugrenu de leur faire jouer la comédie, fût-ce leur propre rôle.

Petit aparté : c’est pas dur d’écrire si, comme le disent beaucoup de wannabe, c’est un besoin (ha ha) ; il faut juste relâcher certains sphincters mentaux. Après, je dis pas que ce sera forcément de la qualité. À mon sens, la page banche n’est, l’essentiel du temps, pas un manque d’inspiration mais seulement de la peur. Et de toutes les émotions ressenties par un auteur, la peur est la pire car elle engendre l’immobilisme, l’inverse de la création (au sens que l’indifférence est l’inverse de l’amour). Il faut juste en identifier le type et les causes pour pouvoir la combattre efficacement. Fin de petit aparté.

Ma solution, profitant par là même de mes tendances à l’obsession-compulsion, est d’imaginer que mes scènes sont en fait des souvenirs, et de les rejouer encore et encore dans ma tête jusqu’à ce que, lorsque je dois les écrire, je ne dirige plus des personnages mais je mets sur papier des évènements bénéficiant d’une certaine réalité. (Je fais peu dans l’autobiographie au premier degré dans mes textes alors rassurez-vous, je ne vais pas confondre avec la vraie réalité.)

Mais du coup, pendant le processus de boucle, et avec ma tendance à vouloir parler des trucs qui m’intéressent, il m’arrive de raconter mes histoires aux gens, ils me disent « Ah ouais, c’est cool, je serais curieux de lire ça » (bonus motivation), et je réponds « Ça sert plus à rien, je viens de tout te raconter » (malus productivité). C’est là que les gens qui m’engueulent sont utiles, car ils sont immunisés contre cet argument. Et je me retrouve obligé de graver mon histoire en doc. (C’est faux, j’utilise OpenOffice, c’est de l’odt.)

Après, c’est le syndrome classique de la page blanche. Je vais chercher de bons conseils que je n’ai jamais suivis, pour vous les donner.

Publicités
Cet article, publié dans Écrivaillonnerie, est tagué , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

4 commentaires pour …mais j’ai un syndrome pré-page blanche

  1. RiyeT dit :

    Je pense qu’il te faut juste un décontractant mental pour relâcher tes sphincters mentaux plus facilement. « A mind poppers » if you may. Essaye un joint d’herbe pur, ou bien écrire en rentrant bourré de soirée. Ca donne des résultats…intéressants. Sinon, merci pour la pub ^__^. Je te donnerai quelques coups de cravache gratis pur la peine, vu que apparemment c’est ce que tu attends de tes émules.

    • Last Equinoxx dit :

      Tu me surveilles ou quoi ?
      Tu sais que le mind poppers, j’ai pensé en parler ? Sauf que je vais avoir du mal à suivre tes conseils ; depuis le début de crapotage de cigarillo quand j’avais 8-9 ans, j’ai plus rien fumé, et j’ai jamais réussi à être bourré (au mieux j’ai eu la tête qui tournait, après une vodka cul sec ou un litre de blanc).

  2. Ping : …mais j’ai toujours de très bonnes excuses pour ne pas avancer sur mes histoires | Ne le dites pas à mes psys…

  3. yelahee dit :

    La phrase en gras est super grasse. La peur est ce qu’il y’a de pire pour un artiste, surtout la peur de ne pas créer quelque chose qu’on pense à la hauteur de sa volonté créative.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s