…mais j’ai commencé une guerre

Je suis le patient zéro. L’épicentre de la Guerre.

Pardon ? Qui êtes-vous ? Comment avez-vous eu ce numéro ?

Je vous ai dit qui j’étais, je suis l’initiateur de cette vague d’Amok. Laissez-moi vous dire comment j’en suis arrivé là.

Tout a commencé avec nos amis galiens, lorsqu’ils ont démontré scientifiquement que l’esprit n’était pas que de la chimie cérébrale, qu’il existait une composante non-physique. Jusque-là, j’étais athée, pur et dur ; lorsque j’ai appris cette nouvelle, j’ai commencé à réfléchir. La noosphère, la main invisible, tous ces concepts que l’on n’expliquait que par les coïncidences ne démontraient dès lors qu’une réalité : de la même façon qu’un système biologique peut être infecté, on peut contaminer un esprit dès lors que l’on sait quel vecteur utiliser.

Désolé pour le langage technique, j’avais revu mes cours d’épidémiologie pour l’occasion et j’ai conservé les termes pour mes réflexions…

Comme je disais, on peut infecter un esprit. Et les galiens le savaient, ils avaient une longueur d’avance dans le cas d’une éventuelle guerre « psychobactériologique ». Alors, comme j’aurais pu créer un virus pour tuer des corps, j’ai commencé à penser un virus mental pour détruire des esprits ; ou plutôt certains esprits, les plus faibles. Je fais ça pour l’humanité, monsieur le Président. Je renforce le système immunitaire mental des humains. Ceux qui succombent aux envies de meurtres, de violence, ne sont que des gens qui se seraient retournés contre nous si les galiens avaient décidé de nous asservir par infection de nos esprits.

Je suis désolé monsieur le Président. Cela devait être fait. En découvrant les mécanismes de transmission de ce que j’ai créé, la science des hommes progressera et nous pourrons nous défendre. Un bunker ne suffit pas. Sachez que l’électronique n’est pas un filtre suffisant.

Au revoir, monsieur le Président.

—-

Écrit d’une traite, évidemment ; comme ça si ça vous plait pas, je pourrai dire que c’est parce que je n’ai pas exploité à plein mon potentiel.

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Un commentaire pour …mais j’ai commencé une guerre

  1. zzouzz dit :

    Je pense que tu es fou. Mais j’aime bien ta folie.
    Un jour, tu écriras un livre. Je l’acheterai.

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