…mais je me demande ce que deviennent les chasseurs d’immortalité

Il y a quelques semaines, j’ai repensé à Kenneth Hayworth.
Qui, dites-vous ? Mais si, souvenez-vous, ce neurobiologiste dont il avait été question en juillet 2012, qui voulait se suicider pour que l’on numérise son cerveau et atteindre ainsi une forme d’immortalité.

Et du coup, j’ai repensé aussi à un homme que j’avais vu dans un reportage, il y a quelques années (vraisemblablement dans Le magazine de la santé).
Craignant notamment le cancer causé par des radicaux libres, et ayant lu des tas d’infos sur le fait que manger moins permettrait de vivre plus longtemps (exemple au Japon où il est de coutume de ne pas manger jusqu’à entière satiété), il avait décidé de ne manger que le minimum vital dans le but de vivre le plus longtemps possible (certes une demi-vie, selon les critères de certains). Il était suivi par un médecin qui lui disait quelles carences combler et faisait des longueurs de piscine car c’est un sport complet et l’un des moins traumatisants pour le corps.

Oui, l’immortalité me taraude un peu. Je n’ai pas vraiment peur de la mort, c’est plutôt mes tendances transhumanistes.
Et évidemment, tout ceci se mêle à mon petit côté fictionnaute amateur d’univers étendus. Je veux savoir : et après ?

J’aimais bien l’émission Un an de + pour ça. Revenir sur un fait d’actualité un an plus tard, c’était du journalisme un peu plus profond que dire « il se passe ça et demain vous aurez oublié ». Mais bon, je ne suis pas sûr d’être légitime pour parler de journalisme, même si ça ne m’empêche pas de m’interroger sur la pertinence de laisser leur carte de presse à certains.

Du coup, j’ai songé entrer en contact avec ce genre de personnes ; leur dire « bonjour, vos auto-expérimentations m’intéressent, accepteriez-vous de m’envoyer un compte-rendu de l’avancement de celles-ci de façon mensuelle ou trimestrielle ? Vous serez l’expérience numéro 522. » Mais bon, les gens n’aiment pas qu’on les traite d’expérience et sans groupe témoin, ce ne serait de toute façon pas très scientifique. Alors je tape des noms et des mots clés sur Google et n’observe que l’expérience numéro 1 : moi qui suis seul à m’intéresser à long terme à ce genre de choses.

Du peu que j’ai pu trouver, Kenneth Hayworth est toujours en vie ; il continue son activité de neurobiologiste.
Pour l’autre, trace perdue. Sans un nom, et avec des mots-clés bien trop généraux, c’est plus difficile. Il s’est peut-être fait renverser par un bus, ce qui a considérablement réduit son immortalité.

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2 commentaires pour …mais je me demande ce que deviennent les chasseurs d’immortalité

  1. minigranny dit :

    J’ai beaucoup aimé la dernière phrase. VOILA.

  2. Ping : …mais votre seul cerveau n’est pas vous | Ne le dites pas à mes psys…

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