…mais je suis troublé (3)

Il y a un geste tout à fait anodin qui a tendance à me décontenancer : quand les gens qui reprennent leur lecture mettent leur marque-page n’importe où dans le bouquin pendant ce temps. Pas au début, pas à la fin, mais en plein milieu.

Sont-ils de nature négligeante ou est-ce un profond désordre moral ? Que veulent-ils ? L’anomie ? Parfois j’ai envie de leur demander : Pourquoi vous faites ça ? Pourquoi n’avez-vous aucune considération pour ce marque-page qui se demande pour quelles raisons il est baladé désordonnément dans ce livre ? Certains en font des dépressions… Comment ça un marque-page ne peut pas s’interroger sur le sens de sa propre vie ? Vous ne le faites peut-être pas assez mais sachez que les marque-pages n’ont que ça à faire pendant que vous lisez. Oui, seulement pendant que vous lisez car le reste du temps, ils bossent ; ils marquent la page, enfin ! Vous êtes bêtes ou quoi ?

Puis je me rappelle que je n’aime pas parler aux gens.

Alors, tel le marque-page de la vie, je souffre en silence.

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