…mais j’envisage un régime de science-fiction

Soylent est un substitut de repas dont le but avoué est de combler au mieux les besoins du corps humain de façon économique et rapide (et écologique autant que faire se peut). Il se présente sous forme de poudre, qu’il faut mélanger à de l’eau (et un peu d’une huile fournie également) pour obtenir un simili-milkshake au goût relativement neutre. Contrairement à ce que j’ai lu dans certains articles, le nom n’est pas vraiment tiré du film Soylent green (Soleil vert, en France) mais du livre qui l’a inspiré : Make room! Make room! (Spoiler alert sur un film qui a plus de 40 ans : En effet, si dans le film on découvre que le soylent est composé de cadavres recyclés, dans le livre il s’agit bien d’un substitut alimentaire d’origine végétale. Le choix du nom est donc de meilleur goût, calembour non intentionnel.)

Je ne sais plus exactement comment je suis tombé dessus, mais j’ai pris connaissance du projet via un article du site Vice et ai rapidement envisagé de tester la chose. Mal(?)heureusement, aucune livraison en nos contrées n’est possible pour l’instant.

En attendant la disponibilité hors US, je continue donc de lire des articles sur des tests etc. Les avis restent partagés, une majorité des articles lus indique des cobayes contents de remplacer 1 ou 2 repas par jour (sur 3) par Soylent. Beaucoup disent avoir senti un regain d’énergie sans souffrir de quelconques problèmes de santé ; même en Australie.

Mais la boisson nutritionnelle a aussi ses détracteurs. Certains testeurs ont ressenti, à l’inverse, une baisse d’énergie, parfois des troubles gastriques (même si le site officiel en parle, disant que c’est le corps qui s’adapte) et en sont donc ressortis non convaincus.

Je me demande s’il n’y a pas un petit effet placebo/nocebo dans tout ça.

Néanmoins, certains vont plus loin qu’un simple « ça n’a pas marché pour moi ». Je suis récemment tombé sur un article d’une nutritionniste canadienne : Meghan Telpner. Cette dernière n’a pas testé le produit et s’attaque en fait à ses ingrédients. L’article est en anglais alors pour ceux qui ne veulent/peuvent pas lire la langue de Shakespeare, on résume : l’auteure descend en flamme le produit. Ingrédients carcinogènes, vitamines difficilement assimilables, sucres rapides, possibles OGM ; autant de raisons de ne pas se convertir à Soylent.

Mais à vrai dire, pour l’amour de la science, cela ne m’empêcherait pas de tester la chose si elle était disponible en France. Sauf que, comme dit plus haut, ce n’est pas le cas.

Une solution de repli serait de faire mon propre Soylent. Acheter séparément les poudres et autres ingrédients et mélanger tout ça dans ma cuisine. Plein (trop) de recettes sont dispo sur le net et ça me permettrait de mieux maîtriser l’origine des composants, même si les recettes proposées semblent bien moins complètes. Il faudrait simplement que j’en choisisse une (choisir n’est pas mon fort) et m’y mette (m’y mettre n’est pas non plus mon fort) ; il faudrait probablement que j’achète aussi du matériel de « cuisine ». (Et me connaissant, je mettrais des trucs chelous dedans [non, des trucs légaux].)

Ou alors, grâce à la magie de Wikipedia, je découvre Ambronite, un projet similaire de nos amis finlandais, en moins chimique.
Ambronite est à 70€ pour 10 repas  (+ 20€ de frais de port), donc environ 2 fois plus cher que Soylent (65 euros pour 21 repas, hors frais de port), mais au moins c’est dispo (livraison en décembre…) et l’essentiel des ingrédients est (officiellement) bio.
Cela dit, le fait que les frais de port comptent pour 1/5 du prix final (déjà élevé) me fait un peu mal au cul. La solution serait d’en acheter plus ; pour 4 x 10 repas, la livraison est gratuite. Sauf que sans avoir testé, je ne suis pas sûr de vouloir dépenser 280 euros pour 40 repas qui pourraient ne pas me satisfaire. Il faudrait que je trouve trois autres pigeons cobayes volontaires prêts à se jeter dans l’expérience avec moi, même s’il faut avouer que 10 repas, c’est peu pour se rendre compte de l’impact (d’autant que j’avais prévu de ne remplacer que mes dîners, afin de maintenir le rôle social du repas, le midi avec mes collègues).

Donc c’est en stand-by. (Donc l’article est globalement inutile.) Je vais continuer à suivre ça de loin, farfouiller les recettes DIY au cas où j’en trouverais une me faisant envie et je vous ferai un article dessus une prochaine fois le cas échéant.

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